lundi, 07 janvier 2008

Les copies de l'Ancien Testament

c541d91e559db26a5a02e231222ce1ef.jpgL'Ancien Testament a connu des centaines de copies, et plus encore ! Les copistes hébreux ont toujours été très scrupuleux à l'égard de leur mission. les règles, les contrôles, les exigences, les recoupements pour vérifier étaient tels que cela ressemblait à de la folie. Mais c'est à ce prix que le texte est resté exempt d'erreurs importantes. Certes, la perfection n'existe pas et des erreurs ont été répertoriées et comptabilisées.

Un savant, autant critique que tatillon, a référencé 581 manuscrits différents de l'Ancien Testament. Il a comptabilisé quelque 280 millions de lettres sur l'ensemble des manuscrits pour déceler 1 variante sur 1580 lettres. Ce qui, statistiquement, représente trois fautes par manuscrit !

Comment les copistes sont-ils arrivés à un tel résultat proche du miracle ? Il suffit, pour comprendre, de voir comment les scribes et les copistes s'y prenaient pour accomplir leur travail. Ils y consacraient un soin tout à fait rituel. Jugez plutôt :
- Le copiste devait se laver, premièrement, dans un bain spécial avant d'écrire le texte. Il visait la pureté.
- Ensuite, il devait changer de plume pour en prendre une particulière lorsqu'il devait écrire le nom de Dieu, après s'être à nouveau lavé les mains.
- A la fin de son travail, il faisait le compte de chacune des lettres pour vérifier. Ainsi, il savait que dans l'Ancien Testament, il y avait 42 377 fois la lettre Aleph, 38 218 fois la lettre Beth... Et ainsi de suite pour chaque lettre.
- Si jamais il manquait une lettre, le manuscrit était jugé incorrect et détruit, sans état d'âme. Des jours, des semaines et des mois de travail au feu ! C'est plus que de la conscience professionnelle !

Quand, en recopiant, le copiste remarquait sur le modèle un mot douteux, il ne se permettait pas de le corriger ; tout au plus recopiait-il à l'identique en ajoutant une remarque dans la marge. Car l'erreur soupçonnée n'en était peut-être pas une ! Il ne fallait pas courir le risque d'égratiner le texte sacré.

On peut dire, sans se tromper, qu'aucun texte ancien n'a été aussi scrupuleusement respecté et conservé. Ni recopié avec autant de rigueur maladive.

Eric Denimal

La Bible pour les nuls, Ed. First, pp.32-33