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jeudi, 12 juin 2008
Non, ne me dis pas
[Famille Chrétienne - 07/06/08]
Dis-moi Grand-Père, dis-moi. Du haut du Paradis, dis-moi. Dis-moi si ça fait mal de mourir, comment on se sent partir, comment on lâche prise, comment le corps ne fait plus, ne peut plus.
Dis-moi, le coeur qui clapote fait-il mal une ultime fois comme un moteur tousse pour la dernière fois ?
Dis-moi, Grand-Père, la mort est-ce plonger dans le sommeil, se vider de son énergie comme un matin de gastro, ou voir passer des images, des souvenirs, voir trouble, voir flou et ne plus voir ? Dis-moi, Grand-Père, est-ce le pire moment de solitude d'une vie ?
Pardonne-moi de te poser ces questions, dans ton éternité... Ici, sur terre, pas un revenant pour raconter. Alors ce sont des choses dont on le parle pas. Et chacun doit se débrouiller avec la pesnée de l'issue la plus sûre de l'existence : la mort.
On a ça dans le coin de sa tête, on apprivoise l'idée un jour, la rejette le lendemain, on se fait une raison la semaine suivante, on s'habitue, s'interroge, s'inquiète, on s'imagine, on espère. On a peur et confiance à la fois.
Alors toi, Grand-Père, qui as l'expérience, dis-moi les derniers instants, la dernière seconde, le moment. Ou plutôt, chut, ne me dis pas...
Ne me dis pas, je risquerais de trop gamberger, de trop calculer, d'échafauder, de vouloir maîtriser. Bêtement peut-être, je me mettrais à imaginer l'inimaginable. Car toute mort se conjugye à la première personne du singulier.
Alors, oui, j'admets et je comprends que je ne sache rien : la pensée de la mort n'est pas faite pour occuper toute ma vie mais seulement pour l'orienter.
Dis-moi, le coeur qui clapote fait-il mal une ultime fois comme un moteur tousse pour la dernière fois ?
Dis-moi, Grand-Père, la mort est-ce plonger dans le sommeil, se vider de son énergie comme un matin de gastro, ou voir passer des images, des souvenirs, voir trouble, voir flou et ne plus voir ? Dis-moi, Grand-Père, est-ce le pire moment de solitude d'une vie ?
Pardonne-moi de te poser ces questions, dans ton éternité... Ici, sur terre, pas un revenant pour raconter. Alors ce sont des choses dont on le parle pas. Et chacun doit se débrouiller avec la pesnée de l'issue la plus sûre de l'existence : la mort.
On a ça dans le coin de sa tête, on apprivoise l'idée un jour, la rejette le lendemain, on se fait une raison la semaine suivante, on s'habitue, s'interroge, s'inquiète, on s'imagine, on espère. On a peur et confiance à la fois.
Alors toi, Grand-Père, qui as l'expérience, dis-moi les derniers instants, la dernière seconde, le moment. Ou plutôt, chut, ne me dis pas...
Ne me dis pas, je risquerais de trop gamberger, de trop calculer, d'échafauder, de vouloir maîtriser. Bêtement peut-être, je me mettrais à imaginer l'inimaginable. Car toute mort se conjugye à la première personne du singulier.
Alors, oui, j'admets et je comprends que je ne sache rien : la pensée de la mort n'est pas faite pour occuper toute ma vie mais seulement pour l'orienter.
PS : A Dieu
Bertrand Lethu
20:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











