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dimanche, 20 avril 2008
A chaque jour sa grâce
Vous connaissez, sans foute, bien des journées grises et lassantes : qu'elles vécues avec un grand amour, qu'elles soient bien travaillées, bien finies, comme cette pierre amoureusement sculptée, enfouie dans l'ombre de la voûte. Les visiteurs de la cathédrale ne la voient pas, mais Dieu la regarde avec l'attendrissement du père qui lit une lettre de son enfant.
Il n'y a pas de "jours brouillons". Chaque jour est une lettre écrite à Dieu, que Dieu éternellement conserve. Chaque jour est une offrande. [...] Au soir de chaque jour, portez à Dieu votre Père, la grande oeuvre accomplie.
Père Henri Caffarel
21:52 Publié dans Spirituel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : p. henri caffarel
Des alvéoles dans la lumière
F. Cassingena-Trévedy, Etincelles, Ad Solem, p.72
17:37 Publié dans Spirituel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cassingena-trévedy
Tout neurone cessant...
[Magnificat - Dimanche 20 avril 2008]
Qui nous montrera Dieu ? Montre-nous le Père ; cela nous suffit, dit Philippe (Jn 14,8). Il se trompe, cela ne sffit plus. A quoi bon voir le Père à l'improviste, entre deux trains, de dos comme Moïse ou de loin comme les prophètes ? Il ne s'agit plus seulement, pour nous, comme dans l'ancienne Alliance, de "voir Dieu et mourir", comme si c'en était assez d'en contempler un fugitif instant la face incandescente ! Non, il s'agit d'aller à lui par le chemin qu'il nous donne. Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, dit le Seigneur (v.6.). Il ne nous suffit plus de saisir quelques bribes de vérité dans le brouillard de notre jugeote incertaine, il s'agit, désormais, tout neurone cessant, d'entrer tout vif dans la réalité qu'il est. Jamais la vérité sera nôtre. Elle ne nous appartient pas, mais un jour nous appartiendront à la Vérité et la Vérité nous rendra libre. Peu nous chaut de humer ici-bas quelques bouffées de vie mortelle ; ce que nous attendons, c'est de l'étreindre furieusement, lui qui est vie en plénitude. Sur cette terre, la joie de Dieu pénètre en nos coeurs, mais au ciel nous pénétrerons dans la joie de Dieu. Répondons à la voix de celui qui nous appelle des ténèbres à son admirable lumière. Alors nous aurons accompli des oeuvres plus grandes encore que celles du créateur. Car, tout créés par Dieu qu'ils soient, le ciel et la terre passeront, mais le salut des justes, lui, demeurera à jamais.
P. Guillaume de Menthière
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mardi, 15 avril 2008
J'en peux plus...
10:22 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : j'en peux plus, le petit nicolas
lundi, 14 avril 2008
Quand le contenu diffère de l'emballage
Conçue par des Allemands, la démonstration a pour nom «Publicité contre réalité».
Méthode : montrer les emballages de 100 produits de l'industrie-agroalimentaire (conserves, pâtisserie, soupes, plats tout préparés, etc.) puis photographier les dits produits dans l'assiette… Le résultat est édifiant. Il montre l'écart souvent considérable entre la présentation enjolivée sur le «packaging» et la réalité de la nourriture effectivement proposée. C'est le site allemand Pundo qui a eu la bonne idée de faire ce comparatif. La palette des aliments choisis est délibérement large «pour ne discréditer aucune marque», précise le site. Il s'agit surtout de «porter un regard critique sur les moyens de la publicité».
Alors ? Eh bien, dans la très grande majorité, les aliments ne ressemblent guère à ce qui est montré sur le packaging dont l'une des finalités est de «donner envie». Quitte à ne pas lésiner sur les retouches, le rehaussement des couleurs, voire l'ajout d'ingrédients… Pundo signale que les produits ont été tous préparés selon le mode d'emploi indiqué, qu'aucun n'était périmé et, même, que tous ont été mangés ! Bon appétit !
Petit échantillon instructif :

Ah le lait ! Le calcium et tutti quanti ! Mais où est-il passé ?
Au voleur ! Les «morceaux de légumes» annoncés et présentés
sur l'emballage se sont fait la malle. Sauf un petit pois…
Pareil ici : les têtes de brocolis et de choux-fleurs,
comme les rondelles de carottes, jouent à cache-cache.
18:18 Publié dans Bouffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : consottisier, packaging, industrie alimentaire
vendredi, 11 avril 2008
l'Eglise, pour le monde
L'Eglise fait partie du monde et le monde est présent en elle : le face à face d'antant est impensable. Son attitude pastorale et missionnaire doit en tenir le plus grand compte. Il ne s'agit plus de comptabiliser ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors ou de se laisser obnubiler par le petit troupeau. L'Eglise d'aujourd'hui a des frontières particulièrement poreuses. Aussi bien se considère t-elle avec raison en charge de tous. Dans bien des cas, elle ne peut chercher d'abord et avant tout à convertir au sens confessionnel de ce terme, mais accepter de travailler à des conversions qui seront d'abord existentielles, en dialoguant, et en accompagnant toute démarche qui va vers la vie [...]Aller au-devant des autres au lieu de les attendre, c'est aussi chercher où se vit aujourd'hui pour eux ce qui s'exprimait autrefois dans la sphère religieuse. L'Eglise ne peut plus fonctionner dans la société comme la figure de l'institution tutélaire qui l'encadre et la régi, dit avec autorité le vrai et le faux, le bien et le mal, et constitue un refuge et une séciruté. Elle doit agir comme le ferment dans la pâte, qui travaille à l'évangélisation, ce qui veut dire aussi à la conversion de la culture. "La rupture entre Evangile et culture est sans doute le drame de notre époque." (Paul VI, Ecclesiam suam)
La mission de l'Eglise passe donc désormais par le dialogue. Qui dt dialogue dit proposition et non imposition. paul VI dans son encyclique Ecclesiam suam a montré de manière lumineuse que le dialogue entre Dieu et l'homme est constitutif de la révélation qui a son sommet dans l'incarnation du Verbe. Ce "dialogue de salut" se poursuit dans et par la mission de l'Eglise. "L'Eglise doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L'Eglise se fait parole ; l'Eglise se fait message ; l'Eglise se fait conversation." (Paul VI)
Ce dialogue suppose la "courtoisir, l'estime, la sympathie" ; il exclut la condamnation a priori ; si cette forme de rapport "ne vise pas à obtenir immédiatement la conversion de l'interlocuteur parce qu'elle respecte sa dignité et sa liberté", le dialogue est pourtant une forme authentique d'évangélisation par le témoignage. Plus que jamais celle-ci passe par le témoignage à rendre à une vérité dont on vit.
Ce monde, l'Eglise n'a pas à le juger, mais à montrer qu'il est de sa part l'objet d'un amour inconditionnel, quoi qu'il en soit de ses perversions. Son langage doit devenir toujours davantage celui de la tendresse et de la miséricorde. Car ce monde est celui de l'homme souffrant, plus encore que par le passé, du fait même de ses progrès en tous les domaines. Au milieu de ses angoisses, il a besoin de "bonne nouvelle" et de paroles de paix. Au milieu de lui l'Eglise demeure le témoin de la mémoire, de la mémoire de la bonne nouvelle de Jésus-Christ qui retentit depuis deux mille ans dans notre monde.
Bernard Sesboüe, N'ayez pas peur, DDB, pp 73-74
05:45 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bernard sesboüe
mercredi, 02 avril 2008
Des poissons en forme olympique
[aol actualité - 01 avril 22:39] [voir aussi L'Internaute]
- La petite taille de Nicolas Sarkozy a inspiré le tabloïd britannique The Sun, qui a affirmé, sous le titre "Les médecins vont étirer Sarkozy", que celui-ci allait bénéficier d'un traitement révolutionnaire mis au point par un laboratoire suisse pour gagner plus de 12 cm en un an.
Graphique à l'appui, le Sun a expliqué que le traitement implique d'être attaché à un lit "extenseur" pendant plusieurs heures, tout en recevant des injections de calcium.
La presse britannique avait souligné la semaine dernière la différence de taille entre le président français et son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, ancien mannequin, lors d'une visite d'Etat dans le pays.
- S'amusant de la réputation de raffinement des Français, le Guardian a annoncé que le Premier ministre britannique Gordon Brown avait recruté Mme Bruni-Sarkozy pour donner des leçons de style aux Britanniques. "Le bon goût et le raffinement devraient être un droit pour tous et non le privilège d'une élite", titrait le journal de gauche en citant M. Brown.
- La télévision belge RTL s'est inspiré des relations tendues entre francophones et néerlandophones et a annoncé qu'une commune flamande de la périphérie bruxelloise avait décidé d'organiser une opération pilote permettant d'interrompre après quelques minutes les conversations menées en français sur son territoire.
- En Australie, la radio 2UE a assuré que le Pape allait célébrer une messe pour les homosexuels lors de sa venue dans le pays en juillet.
- Pendant quelques secondes, les Libanais ont pu croire que la crise politique qui secoue leur pays était résolue, avec un tract annonçant l'élection d'un chef de l'Etat.
- "C'est fini, c'est réglé", titrait ce tract inséré dans plusieurs quotidiens et annonçant la "fin" du bras de fer qui dure depuis plus d'un an entre la majorité antisyrienne à l'opposition soutenue par Damas et Téhéran. L'élection d'un président libanais a été reportée 17 fois depuis septembre en raison du bras de fer entre l'opposition et la majorité.
- L'hebdomadaire britannique New Scientist a opté lui pour une nouvelle approche du 1er avril, en publiant sur son site internet des informations tellement incroyables qu'elles faisaient penser à des poissons d'avril, alors qu'elles étaient véridiques.
Ainsi, l'hebdomadaire a fait état d'une étude expliquant comment il est possible, grâce à la chirurgie, de faire de vos bras des ailes.
- Les médias n'ont pas été les seuls à sacrifier à la tradition du poisson d'avril.
Aux Etats-Unis, Hillary Clinton a mis au défi mardi son rival Barack Obama de jouer la primaire démocrate de Pennsylvanie au bowling. "Il est temps pour cette campagne de sortir du caniveau, que toutes les quilles soient comptées, et je suis prête à jouer ce match jusqu'au bout", a déclaré Mme Clinton. "Nous n'avons pas un moment à perdre, c'est le 1er avril !", a-t-elle ajouté.
- Le sélectionneur français de football Raymond Domenech a lui déclaré que l'équipe de France n'irait pas en juin à l'Euro-2008, dans une chronique vidéo sur le site de la Fédération française de football (FFF).
"On a beaucoup réfléchi. Ce n'est pas évident parce que la saison a été très chargée pour les joueurs, mais à quoi ça sert d'emmener à l'Euro une équipe de France qui ne sera pas compétitive ?", a feint de s'interroger le technicien.
- Quant à la compagnie aérienne canadienne à bas prix Westjet, elle a annoncé que ses passagers pourraient bénéficier, pour la somme modique de 12 dollars, de cabines-couchettes installées dans les compartiments à bagages de cabine. Son communiqué était agrémenté de la photo d'une jeune femme souriante pelotonnée dans un "douillet" compartiment à bagages.
11:27 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poisson d'avril
mardi, 01 avril 2008
Dans les champs de l'Abbé Charron
[Il est Vivant - 27/03/08]
"Les gens n’ont plus de fourche, ils n’ont pas pu me chasser ! Alors, cela fait 58 ans que je suis curé ici !" Revêtu d’une soutane, l’inénarrable abbé Georges parcourt la campagne avec l’audace missionnaire d’un jeune homme et la sagesse de ses 86 printemps... "Je me sens fait pour être curé !", ai-je annoncé, à peine ordonné. Comme j’étais très jeune, l’évêque m’a d’abord nommé vicaire dans un village où il m’a donné comme mission de réconcilier le “doyen” avec ses fidèles. Heureusement, ce prêtre m’a fait très vite confiance.
Une fois rempli mon “contrat”, je suis retourné voir mon évêque : « Maintenant, j’aimerais bien “faire l’eau bénite pour mon compte” ! » Me trouvant encore un peu jeune pour être curé, il s’est cependant laissé convaincre en ce sens par son vicaire général. C’est comme cela que j’ai été nommé à Chéroy, petit chef-lieu de canton, en 1950… Il n’y avait que 25 personnes à la messe le dimanche ! Dès le début, je suis allé rendre visite aux gens à domicile. Du fait des séquelles des troubles de l’après-1905, j’étais souvent mal reçu. « Les curés sont des feignants », m’a dit un jour un homme. « Monsieur, lui ai-je répondu, il y a deux catégories de personnes : ceux qui “s’em…” et ceux qui se “dém…” Pour ma part, je fais partie de la deuxième catégorie ! » Il a bien ri et m’a dit : « On se reverra. » Trois ans après, sa femme faisait partie de la Légion de Marie et au bout de dix ans, lui-même a commencé à m’aider financièrement. Puis il est devenu un homme pieux.
Dès mon arrivée, j’ai créé un groupe de la Légion de Marie dans chacune de mes trois paroisses. Ce mouvement prévoit des réunions hebdomadaires où l’on prie ensemble et où l’on s’encourage concrètement à l’annonce de l’Évangile. De plus, grâce à ces réunions, j’ai une “photographie” hebdomadaire de chacune de mes paroisses.
Tous les deux ans, nous allons à la rencontre des personnes nouvellement installées et qui, pour la plupart, ne mettent jamais les pieds à l’église. C’est ainsi qu’à la fin de l’été 2007, 25 personnes sont parties en mission, deux par deux. En trois semaines, nous avons prospecté 750 familles. Nous distribuions le numéro d’Il est vivant ! 15 questions sur Dieu, comme une entrée en matière. « C’est monsieur le curé de Chéroy qui nous envoie et qui vous donne ce magazine. » Sur 4 000 habitants, 1 500 n’avaient aucune idée de ce qu’est la foi chrétienne. 1 800 personnes se disaient catholiques… mais ne voulaient pas entendre parler de catéchisme ! Enfin, 350 étaient des fidèles assidus, et 350 autres étaient à “reconquérir”.
Depuis septembre, le dimanche après-midi, accompagné du missionnaire qui les a visitées, je vais à la rencontre des personnes ayant accepté de discuter. Il est vivant ! sert de nouveau de point de départ à bien des conversations : beaucoup l’ont lu, le commentent, posent des questions. Grâce à cette démarche, nous avons eu des inscriptions supplémentaires au catéchisme et quelques adultes ont décidé de suivre les cours d’initiation à la théologie que j’ai créés dès mes débuts ici.
Du fait de l’ouverture de nouvelles entreprises, la population de ces villages est en train de tripler. De nouveaux champs de mission s’ouvrent devant nous, et la moisson est abondante !
20:59 Publié dans Eglise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un mal, des mots
Le déni du réel doit nous interroger. Qu’est-ce qui se joue donc derrière tout cela ? Pour ma part, une petite phrase m’a ouvert les yeux. La voici : «L’euthanasie est une thérapie.» C’est ce que déclare le professeur Hœbeke, un médecin belge qui avait aimablement proposé de tuer lui même Chantal Sébire. On croyait naïvement qu’une thérapie consistait à soigner, tandis qu’une euthanasie se définissait par le fait de tuer. On ne savait pas que les temps avaient à ce point changé et que, pour certains médecins, soigner c’est tuer, tuer c’est soigner. On n’avait pas compris que beaucoup de citoyens se sentiraient plus rassurés que troublés à l’idée de pouvoir être éliminés par un service public efficace. Bataille du sens et du non-sens. Les mots ont-ils une signification ? Bataille des tabous. Faut-il tous les renverser ?
«Je ne provoquerai jamais la mort délibérément», jure chaque nouveau médecin. Le fameux serment d’Hippocrate. Faire que ce soit la mort et non la vie qui devienne un droit et peut-être un jour un devoir. Tenir pour souverain bien ce que l’on considérait comme un mal. Transformer l’euthanasie active en service, quand elle demeure, rappelle le Robert, un «assassinat». Ces renversements sémantiques et symboliques amorcent un changement culturel majeur. «Une véritable mythologie de la liberté et de la volonté est désormais à l’œuvre, qui voit dans les lois qui pénalisent l’euthanasie un insupportable despotisme», constate le philosophe Christian Godin dans un limpide essai, le Triomphe de la volonté (éd. Champ Vallon). Nouveaux mythes, nouvelle civilisation.
Le consensus médiatique semble tel que ce bouleversement peut paraître imminent et en tout cas inéluctable. Aux Pays-Bas pourtant, on commence à tempérer cette sinistre euphorie qui promettait le meilleur des mondes. On lorgne même sur cette législation française que nous voulons abolir. En chargeant le député Leonetti d’une évaluation de sa propre loi, le gouvernement a voulu répondre aux attentes de l’opinion publique. Il a soigneusement maintenu l’ambiguïté sur ses intentions. De vertigineux choix de société sont devant nous. Faisons en sorte qu’ils puissent être authentiquement «libres et éclairés».
Jean-Pierre Denis
19:14 Publié dans Ethique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note














