vendredi, 09 mai 2008

Jésus, demande-moi si je t'aime...

Ce que voulait Jésus, c'était se faire dire par Pierre que Pierre l'aimait. Ainsi, ô Jésus, vous avez plaisir que l'on vous dise que l'on vous aime ? Vraiment ?

Et vous me le demandez à moi aussi ? Oh ! comme j'aimerais que vous me le demandiez ! Etre sûr que vous me le demandez. Mais je divaue, car, s'il y a une chose certaine, c'est bien tout à la fois que vous voulez mon amour, que vous me demandez mon amour, et me demandez si je vous le donne.

Et Pierre répond, d'un élan. Bravo, Pierre ! Mais Jésus reprend. Il insiste.

Mais moi ? Si Jésus me demande : "M'aimes-tu ?"
Je crois que sans hésiter je répondrai à Jésus :

"Oh ! Oui, je vous aime, et je vous aime plus que personne dans la mesure où aimer c'est vouloir aimer ! Et je sais bien que je suis moins docile à votre voix que les autres ; je sais aussi que, aimer, c'est faire votre volonté (et je la fais mal), mais je consens que mon amour soit inconséquent, j'admets (je veux dire) qu'il l'est ; je suis celui qui se conduit comme s'il vous aimait moins que d'autres ; mais je ne consens pas à être celui qui vous aime moins ! Donnez-moi, Jésus, de vous aimer "effectivement" comme je vous aime "affectivement" ou, plutôt encore, comme je veux vous aimer."

Auguste Valensin, s.j, La joie dans la foi, p.124-125 [source : Magnificat 09/05/08]

dimanche, 20 avril 2008

A chaque jour sa grâce

Une année est faite de jours et vaut ce que valent ces jours. Que chacune de vos journées soit une belle chose, bien faite, bien offerte. Ne vivez pas dans le regret d'autrefois, ni dans l'attente de lendemains meilleurs, aux tâches moins lourdes. Ne cédez pas à cette tentation. Comme le soldat qui abandonne le poste où il veille, celui qui s'évade du jour où il vit est un déserteur.

Vous connaissez, sans foute, bien des journées grises et lassantes : qu'elles vécues avec un grand amour, qu'elles soient bien travaillées, bien finies, comme cette pierre amoureusement sculptée, enfouie dans l'ombre de la voûte. Les visiteurs de la cathédrale ne la voient pas, mais Dieu la regarde avec l'attendrissement du père qui lit une lettre de son enfant.

Il n'y a pas de "jours brouillons". Chaque jour est une lettre écrite à Dieu, que Dieu éternellement conserve. Chaque jour est une offrande. [...] Au soir de chaque jour, portez à Dieu votre Père, la grande oeuvre accomplie.

Père Henri Caffarel

Des alvéoles dans la lumière

"Au domaine de mon Père, il y a beaucoup de maisons." (Jn 14,2). Jésus va nous préparer des alvéoles dans la Lumière.

F. Cassingena-Trévedy, Etincelles, Ad Solem, p.72


 
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